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vendredi 30 janvier 2015

Jennifer http://youtu.be/DCRp7qDYSVM


C’était dans mon quartier      

La maison juste à côté

Délabrée…un taudis 

Ou habitait une fille fort jolie 

Une petite rousse aux yeux verts 

Élevée dans la misère 

À qui j’avais fait promesse 

De la sortir de sa détresse

J’avais 12 ans et j’étais plutôt grand

Elle en avait 14, mais frêle cependant

Je ne l'ai jamais entendue rire

Ou même vu  sourire

Elle pleurait constamment...

Milieu d’alcoolisme et de violence

Un ghetto ou l’on détruit l’enfance

Des yeux rougis en permanence

Une vie vécue dans le silence

Un jour pour de bon elle a fugué

Pour ne plus revenir dans son foyer

Je n’ai jamais su

Ce qu’elle est devenue

Mais hier je me suis promené

Sur St-Laurent et j’ai rencontré

Une fille aux yeux verts

Elle ne s’appelle plus Jennifer

Elle est devenue Ginette

Elle a remplacé son père…par un proxénète!

FANNY
 

mercredi 7 janvier 2015

Le verbe aimer


Si j’étais ton prof de français

Je n’t’enseignerais pas le passé

Ce temps de verbe désuet

Qui déprime et qui fait pleurer

 

Si j’étais ton prof de français

Je n’t’enseignerais pas l’imparfait

Ce temps de verbe trop conjugué

Pour justifier, se faire pardonner

 

Je t’enseignerais le verbe aimer

Sans je, me, moi… sans tu, te, toi…

Je t’enseignerais le verbe aimer

Avec un « nous » tout simplement

 

Si j’étais ton prof de français

Je n’t’enseignerais pas le futur

Ce temps de verbe à ce qu’il paraît

Beaucoup trop loin, contre nature

 

Si j’étais ton prof de français

C’est  le présent que j’t’enseignerais

Ce temps de verbe qui dit comment

Je me sens bien….là maintenant!

 

Je t’enseignerais le verbe aimer

Sans je, me, moi… sans tu, te, toi…

Je t’enseignerais le verbe aimer

Avec un « nous » tout simplement 

FANNY

Du bout de mes doigts


Lorsque du bout de mes  doigts

J’ai frôlé pour la toute première fois

Ta main, ton cou, ton doux visage

C'était  pour m'en faire une très belle image...

 

Alors, du bout de mes petits doigts

J’ai dessiné tout naturellement

Ce qu’était pour moi

Une merveilleuse maman

 

Et puis j’ai grandi à tes côtés

J’ai mûri à travers toi 

Pour comprendre que du bout de mes doigts

Je touchais l’amour…Je te touchais, toi maman

 

Lorsque, riant ou pleurant... j'ai tourné tour à tour

 De mes doigts insouciants…..les pages de ma vie

Tu auras toujours été près de moi 

Dans les meilleurs moments …. Dans les pires aussi

 

Alors du bout de mes doigts reconnaissants

Je veux encore aujourd’hui

Savourer ta présence, t’avoir près de moi

Regarder ton visage et que tu regardes le mien aussi

 

Tu seras pour toujours mon étoile diamantée

Ma lumière qui brille dans l’obscurité

Que je suivrai tendrement du bout de mes doigts....

Pour ne jamais oublier ce que tu représentes pour moi

 

 FANNY

lundi 5 janvier 2015

Ma liberté


C’était l’été de mes 16 ans

Je voulais le vivre intensément

Je suis parti bien sournoisement

Un soir de juin, à l’insu de mes parents…

Un peu d’argent

Quelques vêtements

J’allais chanter ma liberté

Vivre mon plus bel été

Alors j’ai chanté…

J’ai aussi beaucoup consommé

Jusqu’à en devenir « accroché »

Et lorsque l’été s’en est allé

Dans la rue, je suis resté

Les saisons ont passé

Les années se sont accumulées

Ma maison avait pignon sur rue

Un p’tit  bout de trottoir devant des inconnus

Déjà le soleil est levé depuis un bon moment

Et devant mes yeux  déambulent les passants

Ils sont empressés d’aller travailler

Mais moi, je n’ai plus la force de me lever

Le froid de la nuit m’a tellement engourdi

Que je ne sais plus si j’ai vraiment dormi

J’ai perdu le contrôle de mon corps

Je suis un homme à demi-mort

Errant dans l’inconfort

Jeunesse abimée

Vieillesse désenchantée

Ils me regardent  avec dégoût

Tendre la main pour quelques sous

Et je les entends chuchoter

Ha! Ces sans abri…quelle saleté!

Hier je consommais pour être libre

Aujourd’hui c’est pour oublier ce que je suis devenu

Et demain… Je n’en sais rien

Je suis maintenant un itinérant

Un sans-abri tout simplement

Je suis un paumé

Un rejet de la société

Tout ça parce que j’ai emprunté

Une route  interdite que j’ai voulu défier…

Fanny
 
 

vendredi 2 janvier 2015

Tu n'es plus


À l’aube du matin

Je marche pour te retrouver

Seule dans l’ombre d’un soleil éteint

Je marche pour te ramener

Au soleil du midi

Je marche le cœur endolori

De gauche à droite ma tête se retourne sans cesse

Je marche dans l’espoir que tu réapparaisses

Au coucher du soleil

Je marche toujours c’est pareil

Je ne te vois plus…..tu es vraiment disparu……

Je marche sachant même que je t’ai perdu

La nuit  tombée

À  plat sur mon oreiller

Mes pensées marchent

Et peu à peu meurent

Tu n n’existes  plus

Moi aussi…..je meurs

Comment un être humain peut-il devenir si monstrueux et insensible

T’enlever la vie, c’était inhumain…..

Comment penser….c’est impossible

Mais le jour où je te retrouverai

Sauras-tu me reconnaître

J’aurai tellement vieilli à force de pleurer

Pour affronter cette terrible tempête

Mais je te rejoindrai en chantant

Cette chanson….celle de ton départ

Je te la chanterai très doucement

Juste pour toi mon trésor

Et lorsque tu entendras ma voix

Surement que tu me reconnaîtras

C’est la seule partie de moi

Qui n’aura pas changé………je crois

C’est novembre chaque jour

La grisaille du non-retour

Squelette apparent de la nature

Plus rien qui me rassure

Maintenant je ne marche plus

Non je ne marche plus

Une feuille morte que le vent charrie

Sans but précis…..je survis

Comme tu me manques

Comme tu me manques

Comme tu me manques

FANNY

jeudi 1 janvier 2015

L'enfant du silence http://youtu.be/FEhCorLE0DE

L'enfant du silence
Toi l'enfant du silence
Qu'on a caché l'existence
Dans une crèche on t'a placé
Sans regret.....Abandonné
On a pas tué ton corps
Pour ne pas affronter les remords
Mais on a amputé ton cœur
Tu n'auras jamais connu autre musique
Que les pleurs de tes acolytes
Tu n'auras jamais connu la danse
Autre que tes larmes valsant sur tes joues tendres
Tu n'auras jamais connu de bras te serrer
Pas même un ourson à cajoler
Tu n'auras rien connu
Autre que l'inconnu
Jusqu'au jour où l'on t'a choisi
Un jour merveilleux....Un jour béni
Cette famille enfin te donnera
Cet amour que tu ne connaissais pas
Comme il t'a aimé ce nouveau papa
Beaucoup trop....Toi tu savais pas
Il appelait ça de l'amour
C'était de l'inceste tout court
Tu auras encore fait chanter
Des torrents de larmes sur ton oreiller
Toujours en silence
Maudissant cette existence
Aujourd'hui tu ne sais pas aimer
On ne te l'a jamais montré
Tu cherche l'amour à tout prix
Les gens ont peur...ils fuient
Il te faut rapiécer ton  cœur
Et croire au bonheur
L'amour ne se commande pas
Il s'apprivoise un pas à la fois
Enfant du silence et de la honte
Tu dois sortir de l'ombre
Ouvrir grand tes beaux yeux
Il y a sûrement un coin de ciel bleu!
Fanny

lundi 29 décembre 2014

J'ai mal

J’ai mal aux yeux
De voir toutes ces horreurs
Ces gens hargneux
Qui sans cesse font peur
Qui terrorisent avec leurs gestes
Injustement, tuent et blessent

J’ai mal au cœur
De voir les gens souffrir
D’entendre leurs pleurs
Vouloir en finir
De ne plus tolérer la souffrance
Implorer la mort avec insistance

J’ai mal à l’âme
De voir tout ce que je vois
D’essuyer les larmes
Des gens en désarroi
De ne pouvoir rien faire
Pour alléger leurs misères

J’ai mal, vraiment mal
De vouloir sauver le monde
J’ai mal, trop mal
De ces pensées obscures si profondes

Fanny
http://youtu.be/FLVyHO_hFfM

dimanche 28 décembre 2014

COEUR ÉCLATÉ

Toute mon enfance on m'a gavé
D'amour à satiété
Des parents affectueux
Des frères et sœurs merveilleux
J'ai rien laissé passer
J'ai tout empoché 
Jusqu'à faire éclater
Ce coeur plein à craquer 

Mon coeur atteint d'un projectile se pulvérise 
Projectile du fruit de la misère humaine
En mille morceaux il se brise
S'étalant comme dans un champ de graines
Je ramasse chacun des fragments
Un à un je les offre aux gens
Les démunis, les mal aimés 
Ceux que la société 
A sciemment repoussé

Espérant que ce petit morceau de mon coeur
Fasse jaillir une étincelle de bonheur
Dans l'âme et le coeur de mes semblables
Tous des gens respectables
Et le bonheur que je leur donnerai
Gonflera à nouveau mon coeur pour sans cesse "donner"

Fanny